Une grande partie des salariés français estiment que leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur par leur employeur. C’est en tout cas ce qui ressort de l’enquête menée par le cabinet d’avocats FIDAL en partenariat avec l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (Anact) et le cabinet de conseil Amplitude auprès de 400 acteurs des Ressources humaines. Décryptage…

Les salariés français en mal de reconnaissance

L’étude menée au cours du printemps 2016 propose plus largement de mettre en lumière les pratiques existantes en matière de reconnaissance du travail et d’évaluer leur efficacité. L’analyse des résultats de cette enquête permet de tirer plusieurs conclusions :

  • 54% des sondés pensent que la politique de reconnaissance adoptée par leur entreprise n’est pas satisfaisante ;
  • Seuls 9% des sondés considèrent que l’entreprise « fait ce qu’il faut » pour reconnaître leurs efforts ;
  • 78% des professionnels RH interrogés estiment que la reconnaissance doit se faire entre autres sur la base des résultats obtenus. Pour 52% d’entre eux, la reconnaissance est aussi liée à l’ancienneté. Enfin, 46% des sondés pensent que l’effort et la pénibilité des tâches doivent également entrer en compte dans les critères de reconnaissance ;
  • Seuls 13% des sondés anticipent un changement majeur de la politique de reconnaissance de l’entreprise à court terme ;
  • 60% des entreprises sondées concrétisent la reconnaissance par le biais d’une rétribution financière (prime, augmentation salariale, avantages en nature), 59% optent pour une reconnaissance à dimension organisationnelle (plus d’autonomie, plus de responsabilité, promotion) et 27% adoptent la rétribution symbolique (cadeaux, célébrations, médailles…).

La reconnaissance reste conditionnée par l’atteinte des objectifs

D’un autre côté, l’étude démontre que la politique de la reconnaissance au travail, lorsqu’elle est formalisée, reste mal orientée dans la mesure où elle est essentiellement conditionnée par l’atteinte des résultats en faisant fi de l’investissement des collaborateurs. Omettre la reconnaissance de l’effort fourni au motif que l’objectif n’a pas été atteint peut générer un sentiment d’injustice et de frustration, à fortiori lorsque cet « échec » relève de causes exogènes et indépendantes des collaborateurs. Dans une étude similaire, le baromètre Edender Ipsos aboutit aux mêmes conclusions, et classe le manque de reconnaissance au travail à la tête des facteurs de démotivation, loin devant la rémunération et le burnout.

Au-delà des considérations professionnelles, le manque de reconnaissance semble se répercuter également sur la santé. Selon une étude britannique publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health en 2007, le manque de reconnaissance au travail augmenterait de 1,7 fois le risque de développer une pathologie cardiovasculaire et de près de deux fois le risque de détresse psychologique.

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