Décidément, l’alternance a le vent en poupe, et ce n’est pas la DARES qui dira le contraire. Selon l’étude sur l’apprentissage publiée l’année dernière par la Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques, quelque 270 000 contrats en apprentissage et 150 000 contrats de professionnalisation sont signés chaque année, et 80% des jeunes alternants diplômés d’une formation en alternance décrochent un poste dans les six mois suivant la fin de leur cursus.

Il faut dire que la configuration de l’alternance sied tout particulièrement aux entreprises dans un contexte économique tendu. Faire appel à des alternants, c’est accueillir un vivier de talents que l’entreprise pourra former en parfaite adéquation avec ses spécificités afin d’aboutir à un profil immédiatement opérationnel et parfaitement au fait de la réalité du terrain. Faire appel à des alternants, c’est aussi bénéficier d’aides financières liées entre autres aux différentes incitations fiscales, limiter le turn-over et identifier de nouveaux talents déjà familiarisés avec la réalité de l’entreprise. TALENTPEOPLE vous propose un papier détaillé sur l’intérêt financier et opérationnel de puiser dans la pépinière des alternants…

Qu’est ce que l’alternance ?

Dans son acceptation générale, l’alternance fait référence à un système de formation qui permet à l’élève, l’étudiant ou l’apprenti d’allier des cours théoriques et des périodes en entreprise selon une fréquence préétablie, d’une alternance journalière à une périodicité plus longue étalée sur plusieurs mois. La question de la dichotomie prononcée entre les enseignements théoriques dispensés par les établissements de formation supérieure et la réalité empirique de l’entreprise alimente souvent l’actualité dans un contexte miné par un chômage endémique. En effet, l’inadéquation entre l’offre de formation et la demande du marché de l’emploi est souvent pointée du doigt par les professionnels. C’est en ce sens que la configuration de l’alternance apporte une réelle valeur ajoutée à la fois à l’étudiant qui prend connaissance des besoins réels des firmes, mais aussi à l’entreprise qui dispose d’une ressource jeune, motivée et hautement opérationnelle.

Devant la terminologie spécifique qui caractérise l’alternance, une certaine opacité subsiste parmi les étudiants mais aussi parmi les professionnels de la RH. Nous vous proposons de répondre à trois des questions les plus posées à propos de l’alternance.

Pourquoi recruter un alternant ?

Au-delà des considérations sociales qui amènent les entreprises à recourir à l’alternance en tant que contributrices à l’insertion professionnelle des jeunes, l’alternance constitue aujourd’hui un pilier de la politique des Ressources Humaines pour certaines firmes qui l’inscrivent dans une logique de pré-recrutement. C’est notamment le cas de la Société Générale qui recrute annuellement près de 2 000 alternants par an de niveau bac à bac+5. « En tant que grande entreprise, nous tenons à contribuer à l’employabilité des jeunes. Mais la formule nous permet aussi de disposer d’un vivier de futurs diplômés à notre culture, nos métiers, nos pratiques, que nous pouvons ensuite embaucher sur des postes juniors », explique Laurence Lavanant, responsable campus management et pré-recrutement à la SG. En France, les entreprises gardent près du tiers des alternants au terme du contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Ce taux de transformation atteint même les 43% dans la banque de détail. C’est dire si l’alternance constitue un puissant levier de renouvellement des compétences…

Quels sont les avantages fiscaux de l’alternance ?

Outres les avantages d’ordre opérationnel, enrôler des alternants n’est pas dénué d’avantages financiers. En effet, l’Etat encourage le recours aux alternants par l’intermédiaire d’un dispositif de bonus-malus. Les entreprises de plus de 250 salariés assujetties à la taxe d’apprentissage sont désormais tenues de compter un nombre d’alternants équivalent à 5% de leur effectif (contre 4% en 2014), sous peine de subir des malus. Ainsi, les entreprises qui n’atteignent pas ce seuil devront verser à l’organisme collecteur de taxe (OCTA) une contribution supplémentaire à l’apprentissage (CSA). D’un autre côté, les entreprises qui comptent plus de 5% d’alternants dans leur effectif annuel moyen pourront bénéficier d’un bonus à raison de 400 € par alternant supplémentaire. En d’autres termes, les alternants en « excédent » (plafond à 7% de l’effectif) génèrent un bonus de 400 € par alternant. Notons enfin que des crédits d’impôt, des aides versées par la région et l’AGEPHIP ainsi que des exonérations de charges sociales peuvent intervenir en fonction de la taille de l’entreprise.

Opter pour l’apprentissage ou la professionnalisation ?

Plus ancien, plus encadré et plus connu des étudiants et des recruteurs, le contrat en apprentissage est de loin le support de l’alternance le plus prisé. L’apprentissage relève de la formation initiale, et est à ce sens financé par la taxe d’apprentissage. Il est réservé aux jeunes de 16 à 25 ans et vise avant tout l’acquisition d’un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique. Bien qu’il soit deux fois moins sollicité que l’apprentissage, le contrat de professionnalisation semble pourtant plus approprié aux entreprises qui souhaitent recruter un alternant. « Si l’entreprise a vraiment une visée de recrutement, le contrat de professionnalisation est alors parfaitement adapté parce qu’il permet au jeune et à l’entreprise de se faire une idée précise en seulement 6 à 12 mois », explique Martine Gaillard, directrice du marketing opérationnel à l’Afpa, organisme de formation professionnelle.

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